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 Moutons et bergers du monde entier

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bucheron
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MessageSujet: Moutons et bergers du monde entier   Dim 19 Juin 2011 - 10:04

Nous connaissons plus ou moins comment on élève les moutons en France. On a pu voir sur ce forum des élevages irlandais ou tunisiens.... On imagine à quoi ressemblent les troupeau neo-zelandais ou australiens.

Mais à quoi ressemblent les troupeaux chinois ou sénégalais? Est ce qu'il y a des moutons dans les Andes?
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MessageSujet: Re: Moutons et bergers du monde entier   Dim 19 Juin 2011 - 10:10

Génial ce sujet ,ça me passionnerait d'en savoir plus aussi ! cheers
Au Sénégal je sais qu'il y a un mouton géant dont les béliers sont très choyés,faudra que je refasse des recherches .
Les mongoles sont aussi de grands éleveurs de moutons parait-il ....bref on va avoir de quoi aller de découvertes en découvertes !
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bucheron
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MessageSujet: Re: Moutons et bergers du monde entier   Dim 19 Juin 2011 - 10:21

Oui, je crois. C'est Oasien qui m'a donné l'idée quand il nous a presenté ses animaux.
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MessageSujet: EN TURQUIE   Lun 20 Juin 2011 - 23:52

Bon alors je commence le voyage .
C'est un peu le hasard du net qui nous emmène en Turquie .Ici un article passionnant ,très détaillé et illustré de très belles photos sur le mode d'élevage du mouton dans plusieurs régions .La source est un beau site consacré au chien Berger d'Anatolie :

LE SITE :KARABASH
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Citation :
22-TRADITIONS ET PRATIQUES PASTORALES


Janv 2010
Sularbaş, Pınarbaşi, Kayseri

Nous remercions M. Ramazan KIVRAK, yörük lui-même, chercheur sur le mode de vie et les traditions des yörük, de nous avoir fourni des informations pour la rédaction des lignes qui suivent.



Les traditions pastorales qui se perpétuent encore aujourd’hui dans le petit monde de l’élevage extensif sont nombreuses parce qu’elles diffèrent, parfois radicalement, d’une région à l’autre.



Le sujet est vaste et complexe. Nous ne prétendons donc pas savoir toutes les pratiques en vigueur de nos jours.



1) Il y a d’abord la population nomade appelée yörük. A la suite de la transformation du mode de vie et des habitudes alimentaires, l’élevage extensif est en régression. De ce fait, beaucoup de yörük se sont déjà sédentarisés. Cette communauté continue à perpétuer les traditions ancestrales. Ceux qui ne se sont pas sédentarisés vivent en permanence dans leurs tentes traditionnelles en feutre composés de poils de chèvres.
File indienne annonciatrice d’un excès de chaleur

En été, ils établissent leur campement dans leurs estives qui se situent toujours sur un haut plateau ou en moyenne montagne près de l’eau et de pâturages gras. En automne, ils s’installent près de la mer pour s’épargner la rigueur de l’hiver. Ils n’ont pas de bergeries mais des enclos à ciel ouvert près de leur campement. Sur ces enclos, ils confectionnent des « toits » avec des branches d’arbres ou d’autres plantes pour assurer un minimum de protection contre le soleil et la pluie. Les moutons et les chiens vivent donc toute l’année dehors. Au moment où nous écrivons ces lignes en 2008, ils sont, dans tout le pays, à peu de choses près 150.000 personnes, ce qui fait grosso modo 30.000 familles nomades véritables, qui vivent de l’élevage extensif.



2) Il y a aussi une population semi-nomade. Ce sont des yörük qui se sont partiellement sédentarisés. Ils vivent dans leur village en hiver. Les maisons et les bergeries sont en dur.

Ces semi-nomades pratiquent la transhumance et les familles entières passent l’été dans les hauts plateaux ou en moyenne montagne près de sources d’eau et de pâturages gras. Ils y vivent dans leurs tentes traditionnelles. Les moutons sont rassemblés dans des enclos. Le nombre de ces semi-nomades est d’environ 350.000, cela fait à peu près 70.000 familles.
Harmanlı, Bulgarie



3) L’effectif de la population sédentaire qui vie de l’élevage extensif atteint 1.500.000 personnes, cela fait environ 300.000 familles. Les moutons passent l’hiver dans les bergeries situées tout près des maisons dans les villages. L’emplacement géographique privilégié de ces villages leur permet de pratiquer ce type d’élevage « sédentaire » du fait de la proximité de l’eau et des pâturages gras. A la belle saison, en fonction des pratiques pastorales de la région, les moutons passent la nuit et/ou le jour dans les pâturages. Le reste du temps ils sont enfermés dans les bergeries.



D’une région à l’autre, la manière de pratiquer le pastoralisme change. Le climat local joue un rôle important dans ces différentes pratiques. La région de Tokat Zile par exemple bénéficie d’un climat plutôt tempéré. Au lever du soleil, les bergers de la commune, accompagné de leurs chiens commencent à traverser le village d’un bout à l’autre et au fur et à mesure qu’ils avancent, des moutons sortent des bergeries et s’ajoutent au groupe pour former un unique troupeau à la sortie du village. Après une journée passée aux pâturages, tout ce beau monde rentre au village en sens inverse cette fois-ci, les enfants attendent déjà devant leurs maisons pour récupérer les moutons appartenant à leur famille. Souvent, les moutons n’ont besoin de personnes pour rentrer tous seuls à leurs bergeries, tellement ils sont conditionnés à cette vie depuis toujours. Lorsque les bergers arrivent à l’autre bout du village, ils sont seuls avec leurs chiens. Pendant toute la belle saison, cette pratique se perpétue au quotidien.





Dans d’autres régions où, en été, la chaleur caniculaire dans la journée rend la vie difficile au troupeau, comme par exemple dans la région de Sivas et de Kangal, c’est toujours le même mode opératoire sauf que le départ pour les pâturages se fait le soir et le retour le lendemain matin. La grande majorité des moutons sur le plateau central du pays est le mouton Akkaraman qui supporte mal le soleil intense.

Pour différentes raisons, si le troupeau se retrouve dans les pâturages pendant la journée, le berger s’arrange pour se retrouver près d’une source d’eau, sur un terrain propice pour protéger les moutons des rayons du soleil de 11 heures jusqu’à 16 heures environ. Pourquoi vers 11 heures ? Parce que, c’est vers 11 heures que les moutons manifestent leur détresse en formant une file indienne, chacun essayant d’abriter sa tête sous la queue de celui qui le précède. Et le premier de la file est souvent une chèvre qui, elle, n’est pas incommodée par le soleil, elle garde donc la tête haute ! Ils prennent tous la direction de l’endroit où ils vont passer les heures les plus chaudes de la journée. Ce sont des lieux avec une source d’eau, quelques arbres, des grands rochers, des bergeries construites à cet effet dans les pâturages servant à abriter le troupeau de la rigueur du soleil.




Dans la région de Konya Karaman, c’est plutôt la transhumance. Les moutons passent la belle saison à la belle étoile. Le berger dort la nuit dans son habit traditionnel en feutre qui lui sert de « sac de couchage » en même temps. Les moutons et les chiens restent à côté de lui. L’approvisionnement en nourriture du berger et des chiens est assuré à dos d’âne par les proches du berger. C’est souvent les enfants ou les personnes âgées qui endossent ce travail. C’est en même temps l’occasion d’échanger des nouvelles.



La protection de troupeau en transhumance est particulièrement éprouvante pour les chiens parce que le troupeau reste jour et nuit sur les pâturages pendant la belle saison. Au travail en permanence, les chiens n’ont pas la possibilité de se reposer. Ils sont obligés de redoubler de vigilance la nuit, les prédateurs savent utiliser l’obscurité à leur profit et attaquent la nuit afin d’augmenter la chance de réussir.




Les bergeries aussi diffèrent en fonction du mode de vie de chaque population pastorale.



Il y a des bergeries à côté de chaque maison dans les villages. Les moutons y passent l’hiver et une partie de la belle saison.



Certains éleveurs, dans les pâturages un peu éloignés, ont leur abri sommaire ou leur tente traditionnelle avec un enclos délimités de branches d’arbres ou de pierres sèches pour les moutons. Ils y vont de façon irrégulière sans leur famille pour passer quelques jours avec leurs moutons.



Certains villages ont leurs propres estives. Les familles du village qui ont des moutons passent l’été dans ces estives et vivent durant cette période dans des maisons en dur sommairement bâties. Les moutons, au retour des pâturages sont enfermés dans des enclos eux aussi sommairement aménagés et protégé du soleil et de la pluie avec des matériaux les plus répandus que ces éleveurs trouvent dans leur environnement.



Il y a enfin, les enclos de transhumance qui se situent, dans les pâturages isolés de toutes autres habitations. Ils sont à ciel ouvert ou vaguement couverts. Il y a des éleveurs qui mettent un mois pour arriver sur ces lieux et autant de temps pour leur retour vers leur habitation d’hiver.



Et les chiens dans ce petit monde ? La faune sauvage est (encore) riche en prédateurs de toute sorte et le mouton est la proie préférée de ces prédateurs parce que le mouton est un animal domestique qui n’a jamais été sélectionné en fonction de l’efficacité de sa propre défense. Sa vitesse de croisière et de pointe sont ridicules. Les cornes du bélier se révèlent un outil de défense dérisoire face à ces prédateurs. Le fusil du berger, s’il en a, demeure tout aussi dérisoire devant l’extrême mobilité des prédateurs et l’étendue du troupeau. Les chiens donc sont des auxiliaires indispensables dans cet environnement sauvage sans lesquels le pastoralisme n’existerait pas.

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MessageSujet: Le Mouton "Or blanc" des Andes .   Dim 31 Juil 2011 - 19:54


bucheron a écrit:
Est ce qu'il y a des moutons dans les Andes?
Oui oui il y en a cheers ! Donc cette fois de la Turquie on va aller directement dans les Andes .le hic c'est que cette cordillère est absolument gigantesque et qu'il va falloir survoler plusieurs pays .

Citation :
La Patagonie argentine et chilienne



Le climat de la Patagonie est d’une rigueur extrême et le sol pauvre, marqué par l’absence de métaux précieux. Ici, tout est vaste, à perte de vue, isolé et froid. Le vent d’ouest, provenant de l’antarctique y foot régner un froid glacial. Le ciel a des allures bibliques, passant du bleu intense paré d’énormes cumulus à la pluie drue qui vous cisaille sous un ciel d’encre, faisant disparaître le paysage et suivi des cerceaux des majestueux arcs en ciel qui lénifient en nous la sensation de froid par leurs jeux de couleurs cosmiques.

Ces conditions climatiques extrêmes firent que la Patagonie a été tenue en dehors du circuit économique mondial jusqu’à la fin du 19ème siècle. Les colonisateurs ibériques épargnèrent de ce fait la région qui n’était peuplée que de peu d’indiens et de guanacos, de la famille des camélidés comme le lama.

PATAGONIE

La région fut considérée comme une terre inconnue jusqu’à la révolution industrielle au début du 20ème siècle, qui vit la demande croissante de matières premières.
L’Angleterre avait besoin de laine en grandes quantités. L’Europe et l’Australie ne suffisaient pas à combler leurs demandes.



Le but des Anglais était d’en faire un port d’escale sur leurs routes vers le Pacifique Sud. Ils se rendent compte que le sol est adéquat pour l’élevage de moutons. En effet, le Canal de Panama n’existait pas encore. Il ne fut créé qu’en 1917.
C’est ainsi que les premiers moutons arrivèrent en Patagonie.



Après une période de conflits frontaliers, les pionniers britanniques obtiennent des concessions de terres, certaines jusqu’à 2.000 km2.
La région se peupla d’Anglais, venus des Malouines, de Croates et d’Allemands de la ville portuaire patagonne de Punta Arena, au Chili, qui était à l’époque le centre économique le plus important de la région.
Les grandes compagnies de laine y placèrent des régisseurs d’origine anglaise et écossaise.

Ainsi naquirent les Estancias patagonnes et leur « Or Blanc »

Rapidement, ces administrateurs obtinrent de vastes terrains auprès de l’Etat argentin et s’installèrent sur ces terres étendues qui n’avaient jamais été exploitées et qu’ils plantèrent et clôturèrent, bâtissant maisons et hangars.
C’est alors que la hausse du prix international de la laine intervint, si bien que les nouveaux venus implantèrent compagnies d’assurances, banques, routes et autres transports maritimes et vécurent des moutons, qualifiés à l’époque d’ « Or Blanc ». L’épopée que fut la colonisation de la Cordillère des Andes avait commencé.

Des tsars de la Patagonie à nos jours…

Les familles Braun, Menendez, Nogueira, s’entourèrent de luxe et de raffinement et créèrent de petits palais, actuellement encore visitables qui respirent l’opulence et les plaisirs.
Durant la première guerre mondiale, le prix de la laine augmenta considérablement. N’oublions pas que le lin et le coton étaient les seules fibres textiles à l’époque.
C’est ainsi qu‘un grand nombre de pionniers affluèrent d’Europe, souvent délogés par les grandes Compagnies et’ dans les années 20’, toutes les estancias d’élevage et de tonte des moutons de la Patagonie étaient lancées. Elles n’ont pas beaucoup changé depuis. La laine est vendue brute, sans traitement local.
Un partie de mes photos vous feront « vivre » un peu cette région glaciale et inhospitalière, mais néanmoins si attachante.



La Patagonie et ses splendides Parcs Nationaux…

Ces immenses étendues protégées, aux paysages somptueux du bout du monde, au calme absolu, cela aussi et surtout, c’est la Patagonie, une terre mystérieuse et très attachante. Car l’on fait avec la Patagonie une rencontre physique, mais aussi spirituelle.



La Patagonie chilienne compte 20 Parcs Nationaux :
Le plus majestueux est le Torres del Paine (« tours du Paine »). Il doit son nom à ses trois majestueux pics enneigés qui atteignent respectivement 2 600, 2 850 et 2 900 mètres d’altitude. Ce décor de montagnes, de cascades et de steppes se mirant dans les lacs, dont certains d’un bleu turquoise laiteux près des glaciers, d’autres foncés, nous offrent de surprenants camaïeux gris et or et une faune et une flore typique du grand sud de l’ Amérique latine. Ce lieu d’exception est situé entre la Cordillère des Andes et la steppe de Patagonie. Déclaré « Parc National » en 1959, il a été classé « Réserve de la biosphère » par l’UNESCO en 1978.
C’est ce Parc National remarquable que j’ai choisi d’illustrer ici par la deuxième partie de mes photos.

La Patagonie argentine est loin d’être en reste avec ses 29 Parcs Nationaux.

Parmi eux citons la Péninsule Valdès, le Parc National Los Alerces, la Réserve Naturelle Cabo dos Bahias.
Mais, ma préférence va au Parc National de Los Glaciares , créé en 1937 et classé Patrimoine Naturel Mondial de l’Humanité par l’UNESCO en 1981. Il couvre la partie des Andes du sud et s’étire parallèlement à la Cordillère des Andes, respectant les frontières du Chili et de l’Argentine. L’on peut y admirer ce qui est à mes yeux, le plus beau glacier du monde et l’un des seuls à poursuivre sa croissance.
C’est le fameux Perito Moreno, que j’illustre ici par quelques photos.


Anne-Michèle VAN DER ELST
Journaliste et photographe du Tourisme
Membre de la Fédération Internationale des Journalistes et Ecrivains du Tourisme (FIJET)
et de son Association Nationale, l’AFJET, accréditée UNESCO.
Membre du Club International des Grands Voyageurs (CIGV-B).
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MessageSujet: Re: Moutons et bergers du monde entier   Dim 31 Juil 2011 - 20:05

Détails interessants trouvé sur ce blog de courageux cyclistes :
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Citation :
Il nous raconte la vie de l´estancia... C´est une grande propriété consacrée à l´élevage des moutons. L´agneau de la terre de feu est le meilleur du monde nous dit-il. On veut bien le croire : ici le ratio est d´un mouton à l´hectare ! On n´en voit pas beaucoup car ils sont encore à l´estive. La tonte, appelée Esquila, a lieu au tout début de l´été, ils récupèrent 8 kg de laine par animal !

et ici aussi :
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alecoledesandes.com

Citation :
Les indiens Puruhuas sont bergers. Depuis le XVI ème siècle, ils perpétuent l'activité de leurs aïeux, née de l'introduction par les colons espagnols du mouton dans les Andes. Chaque jour, ils mènent inlassablement leurs troupeaux (1 ou 2 vaches, quelques moutons ) aux parcelles situées sur le plateau ( le "paramo" ) en dehors du village. La vente de certains animaux permet aux Puruhuas de compléter leur maigre revenu.
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MessageSujet: Re: Moutons et bergers du monde entier   Dim 31 Juil 2011 - 20:21

Mais ça peut -être à plus grande échelle aussi !
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Citation :
Au royaume du mouton

En Patagonie argentine et chilienne, les grandes steppes ouvertes sont dediées presque completement au mouton, a l’elevage du mouton le long des années. L’elevage du mouton à commencé historiquement en Patagonie vers les années 1870.

Chaque année, pendant la saison d’eté les touristes et l’habitant qui se promene dans le monde rural patagonien, peut avoir l’occassion de rencontrer les bergers patagoniens (… »ovejeros », dans la dénomination chilienne … « gauchos » dans la dénomination argentine…) faisant calmement la transhumance des troupeaux le long des routes, vers les estancias et les travaux saissoniers de la tônte.

L’esteppe patagonienne a eté découpée en grandes exploitations (« estancias », en langage patagonien) pour l’elevage du mouton, un elevage extensif d’apres le critère « d’un mouton par hectare« , dont parfois nous retrouvons a coté des routes, des troupeaux de 10 mil, 2 mil ou même 30 mil animaux. D’après nos traditions donc, pour nous, une « petite exploitation » rurale patagonienne serait de quelques 10 mil ou 20 mil hectares, une « moyenne exploitation » serait de quelques 30 mil ou 50 mil hectares, tandis qu’une « grande exploitation » serait une estancia de quelques 70 ou 100 mil hectares…

Le guidage des moutons dans les campagnes est realisé par des groupes d’ovejeros avec 3 ou 4 chiens dressés à l’effet. Nos touristes s’impressionent de voir le berger depuis son cheval siffler aux chiens les ordres pour guider le tropeaux, en face du vent et du froid…

Encore aujourd’hui, le symbole le plus caracteristique de nos traditions historiques et de notre culture patagonienne, c’est le berger (ovejero) avec son cheval et ses chiens de garde. La plus part des ouvriers qui travaillent encore dans les estancias patagoniennes viennent depuis la région du Chiloé (au sud du Chili) ou des villages du sud de l’Argentine, et qui traversent les frontières à la recherche du travail.

Nous sommes au mois de novembre, où commencent ses activités et travaux, qui dureront jusqu’au mois de mars.

Au « casque » de l’estancia (axe principal des installations d’administration d’une exploitation rurale et point de ressemblement des travaux), d’autres ouvriers dirigent et selectionent les moutons, pour leur marque, le bain et finnalement la tônte.

Une fois réalisée la tônte, les troupeaux retournent à la campagne (les estancias etant divisées en « champs d’ete » et « champs d’hiver »…), et la laine va etre vendue dans les marchés éuropéens (Londres) ou latinoaméricains (Montevideo, Uruguay).

A plusieurs reprises j’ai eu l’occassion de guider des touristes francophones dans les estancias patagoniennes, et ce qui apprecient le plus sont le dressage des chevaux, la tônte des moutons et l’activité des chiens de garde sous les ordres des bergers.
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MessageSujet: Re: Moutons et bergers du monde entier   Dim 31 Juil 2011 - 20:27

Allez encore une petite vidéo:
Présentation du projet d'amélioration de l'élevage de moutons d'Iles de Paix à Molino (Pérou)
Réalisation : Moises Nino et Olivier Genard - Juillet 2011
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MessageSujet: le métier de berger en France   Jeu 26 Jan 2012 - 12:47

Allez les amoureux de voyages en pays moutons ,je vous propose une nouvelle destination :la France !

Voici un site superbe et deux pages passionnantes sur le métier de berger :

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Les photos sont magnifiques aussi et pour faire plaisir à Bucheron les vaches ne sont pas oubliées . [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
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zézé
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MessageSujet: Re: Moutons et bergers du monde entier   Sam 28 Jan 2012 - 13:33

merci pour ces 2 liens Anipatchen. J'ai découvert une belle race de vache: la Gasconne, j' adore leur couleur. J'aurais tant aimé avoir des vaches...Sad
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MessageSujet: Re: Moutons et bergers du monde entier   Sam 28 Jan 2012 - 19:13

oui merci pour ces liens.
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MessageSujet: Re: Moutons et bergers du monde entier   Sam 28 Jan 2012 - 19:33

De rien [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] . Moi aussi la partie vache m'a bien interessée ,en plus de découvrir cette race j'ai été très interessée par tout ce qui concerne l'importance des connaissances du berger sur la hiérarchie au sein du troupeau pour qu'une transhumance se passe bien.
J'aime beaucoup les photos ,celles par exemple des cabanes de berger de tous styles ,celles qui montrent la fabrication traditionnelle du pain de berger etc...
Mais mes préférées sont celles des bergers d'aujourd'hui et aussi d'hier .
Sur les vieilles photos je trouve qu'on voit plus souvent des gestes de complicité entre bergers et animaux ,ou en tout cas plus de proximité .
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Moutons et bergers du monde entier

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